Des tonnes de gaz séchappent dune plateforme en mer du Nord

first_imgDes tonnes de gaz s’échappent d’une plateforme en mer du NordLe groupe pétrolier français Total subit actuellement une importante fuite de gaz sur une de ses plateformes en mer du Nord. Un plan d’urgence a dû être mis en place ainsi qu’une zone d’exclusion maritime et aérienne.Dimanche, du liquide s’est échappé d’une plateforme appartenant au géant pétrolier français Total. La fuite, qui concerne le gisement d’Elgin, situé à environ 240 kilomètres au large de la ville écossaise d’Aberdeen a ensuite laissé échapper du gaz, a expliqué le groupe. Depuis, une fine nappe d’hydrocarbure d’environ 12 kilomètres carrés aux alentours.Selon le porte-parole du groupe, Brian O’Neill, il s’agit d’un condensat léger, qui devrait spontanément s’évaporer de la surface de l’eau. Un avion capable d’arroser la zone de dispersants est prêt à intervenir mais “nous ne devrions pas en avoir besoin”, a-t-il estimé. Pourtant, M. O’Neill a indiqué à l’AFP que cette fuite représentait “le plus gros incident pour Total en mer du Nord depuis au moins dix ans”.Le géant pétrolier a dû mettre en place un plan d’urgence afin de tenter de limiter les dégâts. Cependant, un des représentants du groupe d’experts dépêchés sur place a estimé qu’il faudrait peut-être compter jusqu’à six mois pour venir à bout de la fuite qui, selon les estimations de Total avaient déjà laissé s’échapper 23 tonnes de gaz hier matin (en 48 heures). Pour Jake Molloy, un responsable du RMT, le syndicat représentant les employés du secteur, les conséquences de cette fuite peuvent être “catastrophiques” si elle n’est pas rapidement colmatée.Créer un puits d’intervention prendrait six mois À lire aussiDengue : symptômes, traitement, prévention, où en est-on ?En attendant, une zone d’exclusion maritime de 3,7 kilomètres a été instaurée autour de la plateforme tandis que les avions et hélicoptères ont été interdits de survol. Les 238 occupants de la plateforme ont également été évacués. En effet, le nuage de gaz qui se dégage de la zone présente des risques d’inflammation et de toxicité. Ainsi “la zone d’exclusion permet aux équipes qui interviennent sur la fuite de travailler en toute sécurité”, a expliqué une porte-parole des garde-côtes.Interrogé sur la création d’un puits d’intervention, destiné à soulager la pression sur le puits principal, le porte-parole de la compagnie a répondu qu’il s’agissait “d’une possibilité” mais qui “prend beaucoup de temps”. “Un puits d’intervention prend au minimum six mois”, a expliqué sur la BBC David Hainsworth, responsable sécurité et environnement chez Total au Royaume-Uni.”Les premières indications montrent qu’il n’y pas d’impact significatif sur l’environnement”, a assuré le groupe dans son communiqué publié en fin d’après-midi. Pourtant l’organisation des Amis de la terre s’est alarmée du délai de six mois évoqué par Total pour venir à bout du problème. Les défenseurs de l’environnement jugent de leur coté que le renforcement des normes de sécurité décidé par le gouvernement britannique en mer du Nord est insuffisant. Le 28 mars 2012 à 12:38 • Maxime Lambertlast_img

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